Trac ou stress ?

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Oui le mental ça joue beaucoup mais sans préparation physique, sans préparation technique, même avec un mental de winner, 0x10000 ça fait toujours … 0.

Quand on n’est pas suffisamment prêt, on est soit stressé, soit pas du tout car on s’en remet au saint esprit. Effectivement quand je me prépare pour avoir 0, j’ai 20 chances sur 21 d’avoir mieux, alors « maman… t’inquiète, je gère »

Quand on est bien entrainé, on ne stresse pas, on a le trac. L’envie de bien faire quoi, et ne pas se dire « Sheisse, je suis passé à côté ». Alors que tout était là, y’avait plus qu’à enfiler les perles. C’est ce qu’on appelle « perdre ses moyens ». (Du coup j’insiste, perdre ses moyens c’est dans le cas où on les avait ok !?)

Donc ici nous allons parler du jour J, une fois qu’on est bien entrainé, bien préparé, et qu’on peut avoir le trac. Le trac en général disparait quand on monte sur scène, quand on rentre sur le central de Roland Garros…le corps et le cerveau sont mobilisés à 200 %. C’est le « bon stress », on y va en combattant, concentré mais décidé.

Mais le problème c’est les temps d’attente comme les trajets, les couloirs, les temps où on a le temps de psychoter. Les pensées inconscientes c’est 95% de notre activité mentale. Mais parfois oui la psychote s’emballe, et en entrant dans la salle d’examen, vous êtes plutôt Muchu que Bagheera, avec le cardio à 180, le regard qui fixe pas, et l’oreille qui bourdonne. Du coup il faut plutôt apprendre à canaliser et utiliser cette énergie à bon escient. A l’inverse vous pouvez aussi être rétamé avec cette peur qui paralyse.

1/ Cette pression faut pas la combattre avec des « ça va bien se passer ». Déjà c’est souvent pire, car utiliser de l’énergie pour combattre son feu intérieur, c’est épuisant. Cette énergie n’est pas nocive au contraire, il faut l’utiliser correctement ! C’est du carburant ! Alors faut pas la dépenser inutilement. L’épreuve, c’est pas un sprint, c’est un marathon, donc on dose son effort. Quand on roule à 90 on peut aller plus loin qu’à 180, alors calmos…

2/ Quand on roule à 90 on a aussi le temps de voir le paysage, les détails, on voit plus large et en même temps plus précisément. L’énoncé de l’exercice peut être lu en pleine conscience, les connections aux cours et aux connaissances générales peuvent ainsi se réaliser. On peut ainsi faire un pas de côté et deviner ce que cherche le correcteur, et taper dans le mille ! On cherche la ligne droite : faire bien du premier coup. Ainsi on gagne du temps en y allant tranquillement. C’est le bon flow

3/ Durant l’épreuve, l’esprit doit être occupé à faire bien, point par point, comme dans un match de tennis. On ne doit penser ni à la réussite ni à l’échec final, mais plutôt être dans le chemin qui amène à la réussite. L’idée c’est de grappiller des points, pour en laisser le moins à l’adversaire. C’est ainsi que la concentration est optimale et que les pensées parasites s’envolent. On ne peut pas chasser les mauvaises pensées, l’esprit doit être occupé à faire quelque chose de constructif à la place.

4/ Pour éviter la psychote folle, celle qui s’emballe durant les temps morts, on peut avoir une routine. Toujours dans l’idée d’occuper son esprit positivement. Comme Nadal, faut avoir son petit rituel. De la musique, quelques étirements, préparer son sac, prendre le temps de petit déjeuner, mentalisation, sudoku, bref soyez inventif, adaptez avec vos propre goûts.

Ensuite durant l’épreuve, entre deux exos, ou quand on est dans l’impasse, le cerveau peut déconnecter…et fatalement psychoter. Encore une fois ne luttez pas, appâtez votre cerveau pour le recentrer avec d’autres pistes interessantes à creuser : « je tourne mon schéma à l’envers qu’est ce que je vois », « je surligne les verbes de l’énoncé », « à quelles notions du cours cela fait appel »… l’idée est d’être toujours en mouvement, si on ralentit trop c’est comme à vélo … on tombe, et c’est beaucoup plus dur de se remettre en selle. Par contre il faut s’octroyer de vraies minis pauses, voulues pour boire un coup et prendre du recul sur l’épreuve, « qu’est ce que j’ai déjà fait et qu’est ce qui me reste à faire ».

Mais si on ne devait faire qu’une seule chose, ça serait de prendre les choses comme elles arrivent, comme sans surprise, sans émotion, et être stratégique.

Pas de « ohh nooon pas de chance je tombe la dessus », mais plutôt par quoi je commence pour prendre les points là où je peux en prendre.

Quand on engrange des points, on gagne confiance, et ensuite y’a plus qu’à dérouler, c’est le bon flow, le bon mindset