Il perd ses moyens en DS

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Il est sensible, émotif, n’a pas confiance en lui bla bla bla… C’est pas faux mais c’est pas la source du stress. On est stressé quand on n’est pas prêt. Quand on est vraiment prêt on a le trac…au pire, cette peur de ne pas faire aussi bien qu’on devrait.

La différence est simple, quand on a le trac peut être qu’on a 16 au lieu de 18, …parfois. Mais quand on a 12, 10, 8 souvent, c’est pas le stress qui fait faire mal, c’est un manque de préparation. Ne tournons pas autour du pot, oui c’est un manque de travail.

La preuve, même avec un très gros stress, vous savez toujours de votre nom, vous savez combien font 2+2…

Ce manque de travail n’est pas forcément due à la paresse, je ne dis pas ça, mais parfois à cette croyance qu’il suffit de comprendre pour savoir faire. Et c’est par exemple ce qui peut faire la différence entre un bon élève et un élève excellent.

Comprendre c’est essentiel mais insuffisant. Il faut travailler un peu chaque jour. C’est pourquoi les musiciens sont souvent de bons élèves. Et ce n’est pas forcément l’inverse. Ils ont l’habitude de travailler tous les jours …les mêmes gestes, pourtant pas bien compliqué à comprendre, « appuyer sur la touche de LA ». 7 x 30 min n’équivaut pas 1 x 3h30, le résultat sera très différent, même si on pousse à 1x10h. Le gros bachotage de dernière minute c’est à oublier définitivement.

Le cerveau a besoin de répétition pour intégrer les choses, pour les faire rapidement et sans erreur. Ex. : quand on se brosse les dents on ne réfléchit plus, on ne stresse pas non plus d’avaler du dentifrice même si on est invité au palais de l’Elysée, car on répète ce geste tous les jours.

Grâce à l’automatisation, on ne perd pas de points bêtement (les fameuses « erreurs d’étourderie »). Ainsi le cerveau peut se concentrer sur des tâches plus complexes = soit de l’intelligence disponible pour réussir l’essentiel de son DS.

Ex. Le pilote de ligne enclenche le pilotage automatique, il est rassuré et peut se concentrer au cas où il doit intervenir avec sang froid.

Sans automatisation, le cerveau surchauffe, déconnecte ou abandonne direct. Il y a trop de tâches à réaliser en parallèle, le cerveau ne sait pas faire plusieurs choses à la fois, bien et rapidement, alors welcome le stress…

Il faut donc faire des exercices de routine régulièrement, même s’ils semblent faciles et ennuyeux. C’est ce qui permet d’enclencher le mode machine le jour J. Ce sont les gammes de l’écolier !

Le planning est le chemin le plus court pour tout flemmard qui se respecte.

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J’entends bien, l’ado est paresseux. OK les hormones, mais…. la bonne nouvelle c’est que

quand on a la flemme on cherche à s ‘économiser et on devient créatif.

Balancer la canette depuis son canapé en visant l’évier c’est économiser des pas. Alors le planning doit devenir le moyen préféré du flemmard. Le planning c’est trouver le chemin le plus court entre un point A et un point B. Au final un gamin qui ne fait pas de planning n’est pas si paresseux….ou alors il ne fait pas ses devoirs !? Mais imaginer ruses et mensonges pour expliquer pourquoi il n’a pas fait ses devoirs c’est encore plus prise de tête et plus prise de temps.

On le sait tous, faut s’organiser, anticiper, blablabla. Mais quand on pense planification, c’est comme voir une maison bien rangée, on pense à quelqu’un qui est tout sauf fun, qui réfléchit trop et qui n’a pas d’amis. Vivre comme ça vient, à l’inverse, ça fait très cool. Moi ma philosophie c’est jamais « ou bien » mais « et puis ». Je ne veux pas choisir entre le funk et le classique. Y’a un moment pour tout. Etre cool et travailler juste ce qu’il faut, franchement qui ne signe pas ? Je travaille parce que je veux du résultats mais je veux aussi profiter de mes amis et faire ce que j’aime le plus au monde : buller !

Travailler en mode automatique c’est parfois un rêve. Juste faire sans se prendre la tête, quel bonheur ! En s’organisant à l’année, en faisant un planning annuel des « after-work », sur le principe de l’emploi du temps scolaire, on peut s’en approcher.

Alors comment on fait ? Le principe de base est

on fait plus rapidement et qualitativement mieux les devoirs qui sont donnés le jour du cours.

Oui tout est frais dans notre tête, les devoirs seront fait plus rapidement que si on les faisait les jours d’après, on n’a pas à se replonger dedans, c’est aussi plus motivant.

Pour de vrai ce n’est pas prendre de l’avance (j’entends le « ça sert à rien », ou « c’est du bonus ») , c’est seulement « être à jour » soyons honnête !

En poussant un peu, si chaque jour les devoirs donnés le jour-même étaient faits, alors il n’y aurait même plus de devoirs à faire le week end. On peut sortir et s’amuser tout en ayant de bonnes notes.

Chaque jour avec 6 cours différents <=> 6 devoirs à faire. En considérant 20 min par matière pour faire ses devoirs correctement, cela fait 2h de travail par jour. On peut se dire que c’est beaucoup mais 20min par matière avec le temps de changer de matériel entre deux devoirs + un coup d’oeil à l’agenda, c’est plutôt court. Qu’ils soient fait le jour même ou les jours d’après cela fera toujours 2h, on est bien d’accord ?

Un ado qui ne travaille pas 1h/1h30 par jour en fin de collège ou surtout au lycée, est un ado qui ne fait pas tous ses devoirs ou mal, ou qui n’a pas de devoirs (auquel cas changez d’établissement ! Si si on en reparle plus tard).

En sortant à 17h de l’établissement, et en commençant ses devoirs à 18h, il peut travailler jusque 20h, heure du diner. Ensuite c’est soirée libre. C’est pas si horrible hein ?

Les mercredis après midi et week ends peuvent être réservés selon les semaines aux DS/évaluations, fiches, ou devoirs plus longs comme les rendus de types dissertations/DM

Concrètement on prend l’emploi du temps scolaire, on rallonge les colonnes et les heures. On met des blocs de 20 min qui correspondent à 15 min de travail et 5 min d’entre-deux matières. Il y a autant de blocs matières que de matières suivies durant la journée écoulée.

On n’oublie pas de penser à rajouter le temps de trajet, temps de goûter, les activités extra sco…pour que ce soit au plus juste possible. Et puis il sera temps d’acheter un ….timer !

On arrive à se dégager du temps long pour le loisir, mais on réalise aussi tous les temps morts, ainsi on peut profiter pour y glisser tout plein de petites choses. Par exemple durant les transports, ou la marche entre la maison et l’école : relire ses fiches, écouter le prochain livre de français en version audio, refaire une passe sur sa liste de verbes irréguliers… il y a toujours quelque chose à faire mais il faut le prévoir, c’est en somme ce qu’il y a de plus dur à faire, penser à l’avance. Mais une fois planifié y’a juste à être en mode automatique.

En définitive, planifier ce n’est pas se rajouter mais se libérer d’une charge mentale et ne pas perdre de temps. Le temps de travail est ainsi complètement dédié au « faire » et c’est drôlement agréable. C’est comme voir des recettes de cuisine sur tiktok, ça ne prend que qqs secondes pour juste mélanger et cuire, …..quand le menu et la recette sont calés, que les courses sont faites, et que les ingrédients sont pesés et émincés ! Mais quand on a prévu, on peut faire les courses et passer à la poste à côté, on optimise son temps, et c’est franchement jouissif.

Le planning c’est sans restriction de 7 à 99 ans !

5 raisons pour le motiver à s’organiser

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S’organiser, planifier c’est trouver une solution pour arriver à ses fins. Il sait s’organiser, anticiper pour rejoindre une copine alors que vous ne pouvez pas l’emmener. On a tous le bouton « planification », peut -être le sien est bien caché mais, faut juste le trouver et l’activer. Ils sont tous capables de s’organiser pour faire leurs devoirs, car y’a beaucoup d’avantages à ça.

Il y a une vie en sortant des cours. Pour un lycéen, de 17h à 23h il y a 6 heures, soit autant de cours dans la journée. Pour un collégien, 5h ok 4 pour les couches tôt. Ce qui est énorme. et…quand il y a trop de temps on ne s’organise pas. Oui quand il y a beaucoup de place dans l’appart, on accumule des m…! Mais quand il n’y en a plus, on choisit de garder ou de jeter/donner. (Marie K. n’a rien inventé désolée, c’est juste que c’est beau de la voir plier son linge !)…et quand on ne veut pas que le bazar revienne, faut du rangement, des boites où ranger ses affaires. Voilà le planning c’est pareil, ça crée des boites soit des horaires, pour des choses à faire qui sont prévues, et on n’y réfléchit plus ensuite.

Il y a donc plusieurs avantages à faire son emploi du temps passé en dehors de l’école de façon annuelle.

Ça allége la charge mentale : Pas besoin de réfléchir, tout est prévu, pas d’oubli possible

Ça fait gagner du temps : On peut s’y mettre tout de suite, pas de choix, pas d’arbitrage à faire, ça laisse moins de champ à la paresse

Ça motive : On peut se projeter dans la soirée, on sait quand on aura fini, le temps libre est la récompense. Et même on peut avoir tout son we de libre ! SI !!

Ça restreint les distractions : pas le temps pour ça sinon c’est du temps libre en moins après. On profite mieux d’1h de temps libre, que 12 fois 5 min où on aura l’impression de ne pas avoir de temps pour soi + On atteint une meilleure vitesse en courant 100m d’un coup qu’en plusieurs fois. Les démarrages ça demande beaucoup d’énergie et la vitesse max ne peut jamais être atteinte en ne courant que 5m à chaque fois.

Ça permet d’avoir de meilleures notes : être régulier est la clé d’une réussite sans douleur. Ça n’a pas l’air sexy comme ça, mais c’est si confortable une fois y avoir goûté !

>> Comment faire un « planning pour la maison » ? c’est ici !!!

Faire ses devoirs même sans motivation

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En rentrant du boulot, on a tous envie de se poser. Mais par expérience si on se pose on ne se relève pas. Et là paf, c’est le jeu de dominos qui s’actionne. A la fin faudra bien rattraper son retard, car il faudra bien diner, et se coucher avec les affaires de préparées, et tout ça, ça demande plus d’énergie que l’énergie qu’on a rechargée en se reposant ! Vous n’avez pas le temps de vous poser là tout de suite, mais après….oui. Vous n’êtes pas motivés mais vous le faites.

Bien sûr qu’être motivé aide pour se mettre à la tâche. Mais on peut aussi être très motivé et pour autant avoir du mal à s’y mettre quand même.

>> 1er principe : les devoirs d’abord, le plaisir ensuite. Il ne faut jamais dépenser son argent avant de l’avoir gagné. Vivre avec des dettes c’est temporaire ça ne doit pas être une philosophie de vie.


On ne peut pas négocier avec le temps, le temps n’est ni compressible ni dilatable, il est intransigeant. Mais … on peut en faire un ami. On a tous fait cette expérience qui est de se surpasser alors qu’on n’avait plus beaucoup de temps. On court plus vite avec un adversaire que sans, …avec un chrono que sans.

Ainsi, pourquoi ne pas jouer avec le temps. Manquer de temps serait la solution ? Avoir trop de temps est la porte d’entrée principale de la procrastination. Et comme la nature a horreur du vide, votre ado va remplir ce temps forcément (mais pas en faisant ses devoirs), puis se mettra au boulot peut-être, mais ….trop tard, ou pas motivé. Il aurait fallu qu’il se détende un peu mais pas trop puis qu’il s’y mette juste à temps avec la banane en prime. Compliqué pour un jeune cerveau, même pour un vieux…. sortir de son canap’ pour faire à manger, vous vous souvenez…. mouais bof bof…

>> 2e principe : pour s’y mettre, il faut avoir son emploi du temps full. On ne fait du rangement que lorsque l’appart est plein sinon on stocke et on laisse trainer !

En clair, faut se trouver un peu en situation de stress. Et pour ça y’a pas besoin de chercher bien loin… il faut faire son emploi du temps aussi pour le « après les cours », soit un planning pour la maison. Il faut planifier quels devoirs faire à quelle heure, l’heure du diner, l’heure de la douche ou celle pour préparer ses affaires. Après avoir faire ceci, on se rend vite compte qu’il n’y a pas beaucoup de temps, en vrai. Il se rend compte qu’en fait il travaillait pas suffisamment. Alors comme au tétris on essaie de réarranger le tout et remplir intelligemment les trous, on optimise pour se dégager du temps libre. Je vous vois, vous et vos yeux tout rond. Non il ne sera pas stressé bien au contraire. Chercher à ne pas perdre de temps c’est avoir plus de temps libre après. Oui je vous entends aussi, il peut aussi bâcler ses devoirs et voir ne pas les faire. On se donne rendez vous dans l’article …planning pour la maison pour flemmard chronique

Bienveillance ou Exigence, pourquoi choisir ?

N’être que bienveillant n’est pas une condition suffisante pour la réussite scolaire

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Ce petit coquin, espiègle, curieux de tout, le voila aujourd’hui vautré dans le canap

Souvent adorable, certes (ou pas), mais aujourd’hui, clairement, il vous exaspère. 

Lui a grandi, vous vieilli, rien ne va plus.

Après tout, qu’on se rassure, il est bien dans ses baskets :

toujours sympa (comment lui en vouloir ?), ou super galère (au moins une raison de lui en vouloir).

Ensuite, il y a aussi les dépressifs, les « à quoi bon », avec qui on ne sait jamais s’il faut remuer la m… ou la laisser décanter.

A chaque rentrée ses bonnes résolutions, mais comme avec les régimes, au bout d’une semaine le vieux monde a repris sa place ! AAAAHHH !!!!

Il ne s’intéresse à rien,  ou rien qui ne serve dans Parcoursup. Il vit ses meilleures années et cela fait de vous le rabat-joie de service. Jongler entre crises de nerfs à la maison, et raconter aux copines, qu’ « il faut, les pauvres, quand même un peu les lâcher, ils se rendront bien compte un jour, c’est sûr, qu’ils jouent là leur avenir »

D’ailleurs on finit toujours par tomber sur cet article rassurant qui dit qu’ils ont beaucoup trop la pression ces gamins… il faut qu’ils apprennent à s’ennuyer ! Dans le monde d’avant, évidemment bien meilleur (le nôtre quoi !), de l’ennui il aurait miraculeusement ouvert un bouquin (pas un manga ou une BD), mater Arte, ou fait ses devoirs, mais pas de chance,

nous sommes en 2023, et il ne faut même pas 0,5sec de vide pour trouver comment s’occuper.

Autant dire qu’à ce rythme vous devenez rapidement champion de la nage à contre-courant, mais vous perdrez au final, car c’est une course de fond et de vitesse à la fois.

En face le mur. Le bac se rapproche inexorablement. Malgré l’urgence, le

«t’inquiète je gère ! »

ponctue le quotidien pour ne pas dire « c’est pas tes oignons», mais qu’il faut plutôt interpréter en «flippe pas, on va quand même pas se gâcher la soirée»

L’éducation positive, on y croit : « c’est pour son bien, son avenir, son bonheur »

Tel un gri-gri, en secret on a pensé « nous, avec ça on aura une belle relation ». 

Comme si l’affection, l’amour pouvaient être un paratonnerre à tout.

Et bien oui cette belle relation elle est certainement là, mais avec l’école et les résultats scolaires qui ont pris beaucoup d’importance, elle est quelque part, forcément, mais où ? Soyons confiants.

« Il ne travaille que s’il aime ! » mais au final il est comme tout le monde : il aime surtout faire ce qu’il sait faire de bien. Et…au fur et mesure des années, on racle les fonds de tiroir.

Trouver des explications au pourquoi il n’aime pas l’école vous en trouverez tout plein, mais au fond, le vrai du vrai, les yeux dans les yeux, c’est plutôt qu’il perd pied, donner un coup de collier la veille ne suffit plus, mais comment s’y prendre pour redresser la barre. C’est un être humain après tout, quand ça sent mauvais, fuyons !

Ainsi voilà le moment où de parent nourricier il faudra devenir cet adulte structurant pour lui. Poser des exigences claires et concrètes, et surtout s’y tenir.

Au final, « c’est à moi ou à lui de changer ? » est une question qui n’aboutit à aucun résultat. 

Alors un chemin de traverse ? une 3e voie ? La solution réside dans la relation qui doit évoluer :

transformez la relation affective en une relation aussi de travail collaboratif

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