Accompagner le perfectionniste

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ll y a le perfectionniste, l’incontestable. Celui pour qui ne pas avoir le résultat à la hauteur de ce qu’il avait imaginé lui est insupportable. Celui là est entêté, organisé, … ok ch… quoi. Mais personne ne nait avec le gêne « organisé ». C’est perfectionniste là trouve des ressources pour faire de son idéal une réalité. Il essaie, recommence, rectifie…sans relâche, même s’il est aussi déçu, en panique et en colère évidemment.

> Il aime réussir, mais apprécie aussi et surtout le processus qui l’y emmène.

> Il aime sentir qu’il progresse, qu’il maitrise en profondeur les notions.

Il sait travailler pour lui, mais une bonne note ne signifie rien pour lui s’il n’est pas satisfait de lui même.

Le problème est qu’il peut s’épuiser et se perdre dans les détails, voir perdre de vue l’objectif premier.

Il n’est pas aussi simple qu’on le croit d’être le parent de cet enfant là.

Et puis, il y a l’autre perfectionniste. Celui qui est dans l’évitement, celui qui n’aime pas rater et qui préfère passer pour celui qui n’a pas fait, plutôt que mal fait. Mal fait non pas parce qu’il n’est pas capable, mais la flemme de faire, refaire, lutter pour arriver au résultat, car c’est long, c’est fatiguant.

Il a en fait surtout peur de « faire » avant même de « faire bien ». Il n’a pas assez expérimenté le processus du travail, qui n’est pas souvent linéaire : comprendre qu’il faut comprendre, apprendre, faire, corriger… apprendre de ses erreurs. Il est motivé mais se sent vite au pied d’une montagne qui lui semble immense. Il a besoin qu’on lui tienne la main, qu’on découpe le travail et qu’on lui offre ainsi des objectifs de transition. Il croit à tord qu’un enfant qui réussit, est intelligent et qu’il réussi vite. Ainsi il vaut mieux selon lui passer pour un flemmard plutôt qu’un idiot.

Sans le dire, il aime la réussite, il se projette bien dans ce moment de gloire. Le résultat est bien plus important que le chemin pour y parvenir. S’il pouvait avoir du résultat sans travailler ça serait idéal. D’ailleurs on peut le palper chez lui cette facilité à admirer des personnalités, trop cools, trop fortes, trop à contre courant. Exister auprès d’autres c’est le plus important.

Réussir c’est se sentir fort et reconnu au sein de son groupe

=> Avoir de bonnes notes est motivant. Ne soyez donc pas contre les notes.

=> Avoir de mauvaises notes est déprimant (même s’il ne le dit pas) Les notes ne sont pas le problème c’est ce qu’on en fait.

Ainsi, un jour il est invincible et vous devrez calmer ses ardeurs ; le lendemain il se sent nul au point de devoir le sur-encourager

Dans les deux cas c’est épuisant, il faut avoir conscience de ces profils très différents mais au final tous ont besoin de progresser, pour qu’ils apprennent à découper leur travail, et ne s’attacher à réaliser que les tâches qui concourent à l’objectif

Bienveillance ou Exigence, pourquoi choisir ?

N’être que bienveillant n’est pas une condition suffisante pour la réussite scolaire

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Ce petit coquin, espiègle, curieux de tout, le voila aujourd’hui vautré dans le canap

Souvent adorable, certes (ou pas), mais aujourd’hui, clairement, il vous exaspère. 

Lui a grandi, vous vieilli, rien ne va plus.

Après tout, qu’on se rassure, il est bien dans ses baskets :

toujours sympa (comment lui en vouloir ?), ou super galère (au moins une raison de lui en vouloir).

Ensuite, il y a aussi les dépressifs, les « à quoi bon », avec qui on ne sait jamais s’il faut remuer la m… ou la laisser décanter.

A chaque rentrée ses bonnes résolutions, mais comme avec les régimes, au bout d’une semaine le vieux monde a repris sa place ! AAAAHHH !!!!

Il ne s’intéresse à rien,  ou rien qui ne serve dans Parcoursup. Il vit ses meilleures années et cela fait de vous le rabat-joie de service. Jongler entre crises de nerfs à la maison, et raconter aux copines, qu’ « il faut, les pauvres, quand même un peu les lâcher, ils se rendront bien compte un jour, c’est sûr, qu’ils jouent là leur avenir »

D’ailleurs on finit toujours par tomber sur cet article rassurant qui dit qu’ils ont beaucoup trop la pression ces gamins… il faut qu’ils apprennent à s’ennuyer ! Dans le monde d’avant, évidemment bien meilleur (le nôtre quoi !), de l’ennui il aurait miraculeusement ouvert un bouquin (pas un manga ou une BD), mater Arte, ou fait ses devoirs, mais pas de chance,

nous sommes en 2023, et il ne faut même pas 0,5sec de vide pour trouver comment s’occuper.

Autant dire qu’à ce rythme vous devenez rapidement champion de la nage à contre-courant, mais vous perdrez au final, car c’est une course de fond et de vitesse à la fois.

En face le mur. Le bac se rapproche inexorablement. Malgré l’urgence, le

«t’inquiète je gère ! »

ponctue le quotidien pour ne pas dire « c’est pas tes oignons», mais qu’il faut plutôt interpréter en «flippe pas, on va quand même pas se gâcher la soirée»

L’éducation positive, on y croit : « c’est pour son bien, son avenir, son bonheur »

Tel un gri-gri, en secret on a pensé « nous, avec ça on aura une belle relation ». 

Comme si l’affection, l’amour pouvaient être un paratonnerre à tout.

Et bien oui cette belle relation elle est certainement là, mais avec l’école et les résultats scolaires qui ont pris beaucoup d’importance, elle est quelque part, forcément, mais où ? Soyons confiants.

« Il ne travaille que s’il aime ! » mais au final il est comme tout le monde : il aime surtout faire ce qu’il sait faire de bien. Et…au fur et mesure des années, on racle les fonds de tiroir.

Trouver des explications au pourquoi il n’aime pas l’école vous en trouverez tout plein, mais au fond, le vrai du vrai, les yeux dans les yeux, c’est plutôt qu’il perd pied, donner un coup de collier la veille ne suffit plus, mais comment s’y prendre pour redresser la barre. C’est un être humain après tout, quand ça sent mauvais, fuyons !

Ainsi voilà le moment où de parent nourricier il faudra devenir cet adulte structurant pour lui. Poser des exigences claires et concrètes, et surtout s’y tenir.

Au final, « c’est à moi ou à lui de changer ? » est une question qui n’aboutit à aucun résultat. 

Alors un chemin de traverse ? une 3e voie ? La solution réside dans la relation qui doit évoluer :

transformez la relation affective en une relation aussi de travail collaboratif

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