
C’est certain y’en a des plus concentrés que d’autres, et les facteurs sont multiples, dont la motivation… Mais même motivé la concentration, il faut lui faire une place accueillante pour qu’elle s’installe et puis trouver des moyens pour qu’elle ne parte pas tout de suite.
L’accueillir, comme lorsqu’on attend des invités, il faut se préparer.
1/ En cours, si on débarque sans savoir ce qu’on va y faire c’est compliqué pour le cerveau. Etre pris au dépourvu, c’est à coup sur le débranchage immédiat. Au bout de 10 min c’est fini, le train de la concentration, dommage, on n’est pas monté dedans.
=> le matin, ou le soir avant de se coucher, c’est bien de prendre 5 min, genre aux toilettes 😉 pour se faire le film de la journée, et au moins essayer de se souvenir de quoi parlait le cours d’avant.
2/ A la maison après les cours, quand on n’a pas décidé quels devoirs, à quels cours s’attaquer en rentrant, on perd trop de temps à décider, et une fois trempé le doigt dans le pot de nutella… c’est la brèche pour se trouver tout un tas d’excuses pour s’y mettre plus tard, ou pas…
=> Sur le trajet, qui est un temps limité, il peut décider des devoirs à faire et dans quel ordre, pour préparer son cerveau et s’y mettre de suite en arrivant.
=> Le mieux faire un planning à l’année pour la maison. A affiner chaque jour en fonction des devoirs qui sont tombés. Je vous renvoie à l’article sur le planning.
Lui être fidèle.
3/ Enlever toute source de distraction : besoin du téléphone pour faire ses devoirs ? C’est possible. Mais dans ce cas il faut mettre son tel en mode réunion/nuit, et supprimer les bannières de notification. On peut regarder ses messages toutes les demies-heures soit à chaque fin de devoir dans une matière. C’est la carotte, une pause de 5 min toutes les demies heures. Mais faut savoir s’y remettre. Oui dur dur…
Ensuite faut aussi prendre un peu de temps pour organiser son bureau et avoir le matériel adéquat.
4/ Trop de bruit, ou pas assez, mettre un casque sur les oreilles, avec ou sans musique. Si musique, en choisir une adaptée, plutôt un truc de fond sans parole, non.. pas le tube de l’été ! Avec un casque on se recentre, un peu comme dans une bulle, on se coupe du monde mais on se connecte totalement à soi. Limite on n’entend plus que la pulse de son coeur dans les oreilles. Expérience à tenter, très sympa.
5/ Ne pas forcément s’isoler dans sa chambre. Surtout pour les devoirs type exercices. Travailler dans le salon ou la cuisine pourquoi pas. Je sais les parents aiment pas….L’avantage ? Quand personne ne nous voit, on a tendance à ne pas avoir de rythme, de vitesse et on procrastine tranquillou ni vu ni connu. C’est comme le vélo, pour que ça marche il faut une certaine vitesse, si trop lent on tombe, et dans notre cas c’est le cerveau qui déconnecte. Quand on se sent « surveillé » on travaille mieux. Un peu comme quand on a des spectateurs, on joue mieux au tennis. On s’applique quoi, on ne peut pas trainer des pieds
6/ Travailler avec un timer, surtout si on est seul à la maison. Ça donne un rythme. Comme une course contre quelqu’un. C’est un jeu hein, pas de stress non plus. Et le timer ça peut être aussi une playlist de 5 musiques soit environ 30 min par ex. ..soyez créatif !
Pour résumer, le principe général est de :
1- préparer son cerveau
2 – le couper de toute distraction
3 – le booster soit avec une carotte (pause), soit un bâton (timer).
L’objectif non dérogeable est de finir ce qui a été commencé. Car reprendre quelque chose déjà entamé est encore plus difficile à reprendre.



